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Trente-septième Session Ordinaire du CESE

COMMUNIQUE  DE PRESSE
 

Le Conseil Economique, Social et Environnemental adopte son rapport sur la cohérence des stratégies sectorielles et accords de libre-échange et présente un focus sur la gouvernance urbaine​


 
 

 
 
 

Rabat, le 24 avril 2014. Le Conseil Economique, Social et Environnemental a tenu, jeudi 24 avril 2014 au siège du Conseil à Rabat, sa 37ème Assemblée générale Ordinaire sous la présidence de Monsieur Nizar Baraka.





Cette Assemblée a adopté à l’unanimité du rapport sur « La cohérence des stratégies sectorielles et accords de libre-échange », élaboré par la Commission Permanente chargée des Affaires économiques et des projets stratégiques.

Rappelant que le Maroc est signataire d’accords de libre-échange (ALE) avec 55 pays, offrant un marché potentiel de plus d’un milliard de consommateurs, le rapport souligne que le Maroc enregistre un déficit commercial avec tous les pays avec lesquels il dispose d’ALE, à l’exception de la zone de l'Association européenne de libre-échange, reflétant le déficit de compétitivité des exportations marocaines.

Partant de ce constat, le Conseil a procédé à l’examen des facteurs qui empêchent  la réalisation du plein potentiel des stratégies sectorielles et des accords de libre-échange au niveau des dispositifs de gouvernance, d’accompagnement et d’articulation des rôles des acteurs.

Sur la base de cet examen, le CESE recommande une mise en œuvre plus coordonnée et convergente des stratégies sectorielles afin de contribuer à l’amélioration de la balance commerciale. Ces stratégies sectorielles se doivent d’être déclinées au niveau régional pour répondre à l’implémentation de la régionalisation avancée à travers la création de pôles de compétitivité spécialisés dans l’ensemble des régions, dotés de feuilles de route, de moyens et de prérogatives adéquates pour les mettre en œuvre. Le rapport préconise également l’impulsion d’une politique commune de gestion des ressources rares et partagées, qu’il s’agisse des ressources humaines, des ressources naturelles, ou des ressources financières.  De même, il recommande la nécessaire systématisation de l’approche contractualisation déclinée en contrats-programmes avec les établissements publics et les régions doit permettre d’étendre l’obligation de cohérence aux régions, entreprises et établissements publics. Le rapport met également l’accent sur la nécessité d’un pilotage de haut niveau en charge du suivi et de la programmation des actions. Enfin, le Conseil prône l’implication des partenaires économiques et sociaux, le renforcement du tissu productif et son accompagnement, particulièrement s’agissant des PME, ainsi que la promotion de la production marocaine à l’international.

 

Un focus sur une meilleure gouvernance urbaine

Cette Assemblée a également été consacrée à  la présentation du projet de  focus annuel du Conseil, dédié pour l’année 2013 à la gouvernance urbaine et intitulé : « Villes: Approches pour un développement durable par une vision intégrée et une gouvernance efficiente ».

Cette partie du  rapport annuel, qui est le fruit d’une réflexion menée par l’ensemble des catégories du CESE, a permis de dégager les inflexions à opérer pour un développement urbain durable basé sur une vision intégrée et inclusive et une gouvernance institutionnelle efficiente.

Revenant sur l’urbanisation accélérée de la dernière décennie, et notamment sur l’émergence de grands projets d’habitat social, le focus du rapport se félicite des acquis, tout en appelant  à la vigilance par rapport aux conséquences de la concentration des habitations, dont le risque majeur est de  mener parfois à des situations sociales tendues.

Cette urbanisation, souligne l’étude, présente plusieurs enjeux de gestion, notamment au niveau des services publics urbains (transports, gestion des déchets, …), donnant lieu à des résultats contrastés en fonction des villes et de leurs équipements. Ces défis nécessitent d’agir simultanément sur le comportement des acteurs qui gèrent les villes pour qu’ils agissent d’une manière efficiente sur  les multiples dimensions urbaines : spatiale, sociale, environnementale, culturelle et économique.

Pour le CESE, une meilleure planification urbaine nécessite un cadre institutionnel et légal accordant une large autonomie financière aux collectivités locales, une plus grande implication du secteur privé, de la société civile et des élus  locaux et des ressources humaines qualifiées et motivées, un renforcement des capacités des Collectivités Locales par la mobilisation de l’expertise et le développement des savoir-faire au service des collectivités locales et la mise en place de coordinations à des niveaux territoriaux et institutionnels différents (régional, intercommunal et interministériel).

Le Conseil appelle à la prise en compte du développement durable dans l’urbanisme et la promotion d’un modèle  de  gouvernance des services publics locaux  basé sur une planification urbaine efficiente et un appui conséquent de l’Etat, afin de faire des villes un moteur de la croissance économique et social  durable et offrir aux citoyens des conditions de vie satisfaisantes. 
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