CESE

M. Lahcen Oulhaj, membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE), représentant M. Abdelkader Amara, Président du Conseil, a reçu le mardi 17 février 2026, une délégation parlementaire du Conseil National de la Transition de Guinée au CESE, dans le cadre d’une visite de travail effectuée au Royaume du Maroc.

Rencontre avec une délégation parlementaire du Conseil National de la Transition de Guinée

Lors de cet entretien, les discussions ont porté sur les missions du CESE, sa composition plurielle, ainsi que ses modes de fonctionnement et sa méthodologie d’élaboration des avis et rapports, conformément aux dispositions de la Constitution du Royaume et à la loi organique n°128.12 relative au Conseil.

Les échanges ont également permis de mettre en lumière l’approche participative adoptée par le CESE, fondée sur l’écoute des acteurs concernés ainsi que sur l’ouverture à l’ensemble des forces vives de la Nation et les expressions sociétales, en particulier celles des jeunes, en vue de mobiliser l’intelligence collective, d’enrichir le débat public et de contribuer à la co-construction de politiques publiques efficientes, équitables et durables.

À l’occasion de cette visite, le rôle de l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA), présidée par le CESE du Maroc, a été mis en exergue en tant qu’organisation faîtière contribuant de manière significative à la visibilité des CES et à l’élaboration d’agendas communs portant sur des enjeux majeurs pour les citoyens africains.

Le CESE a reçu le 18 février 2022 une saisine de la Chambre des conseillers aux fins d’élaborer une étude sur « l’évaluation des programmes publics destinés aux jeunes durant le mandat gouvernemental 2016-2021 ». Elle vient en complément substantiel de l’étude réalisée en 2018 par le CESE à la suite d’une saisine émanant également de la deuxième Chambre sur « une nouvelle initiative nationale intégrée pour la jeunesse marocaine ».
Cette étude a été adoptée à la majorité par l’Assemblée Générale du Conseil, tenue le 28 juillet 2022.

La jeunesse marocaine constitue un véritable potentiel de création de richesse, pour peu que le défi de l’aubaine démographique soit valablement relevé pour faire de cette jeunesse un acteur essentiel de développement économique et social. Les différents programmes, mesures et initiatives qui ont tenté de cibler cette catégorie ont, certes, permis d’améliorer la situation de plusieurs jeunes marocains en leur ouvrant de nouvelles perspectives, mais ils demeurent, à l’épreuve, peu impactants et de faible portée.

Sur la période sous revue (2016 -2021), le CESE a relevé qu’en l’absence d’une politique spécifique ciblant la jeunesse, la juxtaposition de programmes insuffisamment adaptés n’a pas permis de répondre efficacement aux besoins et attentes différenciés de cette catégorie. De surcroît, les programmes à caractère transversal ne comportent pas d’indicateurs spécifiques permettant de mesurer leur impact sur la vie politique, économique, sociale et culturelle des jeunes.

Pour réaliser l’étude, le CESE s’est appuyé sur cinq axes complémentaires issus du référentiel de la Charte sociale de l’institution. Ce référentiel est basé sur les droits fondamentaux reconnus par la Constitution et les conventions internationales des droits humains dûment ratifiées par le Maroc. Il s’agit en l’occurrence (i) de l’éducation et la formation ; (ii) du développement culturel, de l’accès aux activités sportives et aux loisirs ; (iii) de l’accès aux services de santé ; (iv) de l’inclusion économique et l’accès à l’emploi et (v) de la participation citoyenne.